Nous commencerons par l'un des cas les plus exotiques : Flo, dit "Le chinois".

Un agréable portrait en a été dressé dans : http://www.pantheonfc.fr/index.php/2008/01/01/272-panin-flo. Bien que le ton en soit bon enfant, notre aimable portraitiste n'a pu s'empêcher d'évoquer un style vestimentaire discutable.

Avant tout il faut préciser ici que le vestiaire du Panthéon est un lieu de rencontre entre des looks variés et parfois inattendus. Certains accoutrements font plus parler que d'autres, les plus remarquables suscitant des commentaires moqueurs mais toujours bienveillants. Les plus soucieux de leur élégance poussent la conversation assez loin sur ce sujet, et échangent de bonnes adresses après de longs débats, animés mais toujours constructifs.

Dans cette ambiance diverse et respectueuse de l'autre, Flo a réalisé l'exploit de faire l'unanimité contre le grotesque de certaines pièces de vêtement qu'il nous inflige régulièrement. Mais à ce stade peut-on même parler de vêtement ? Je pense en particulier à cet objet, composé de pièces de couleurs mal assorties, qui rivalisent dans le mauvais goût et constituent la forme de ce qui se vend sous le nom de "peignoir". Flo prend prétexte de ce que ces pièces sont en tissu éponge pour revêtir cette insulte au bon goût lorsque ses coéquipiers utilisent plus sobrement de simples serviettes.

Lors de la première apparition de cette chose bigarrée, la surprise nous a empêchés d'intervenir. La stupeur passée, nous avons laissé agir notre esprit de tolérance, et l'espoir que des remarques exprimées courtoisement guideraient notre ami vers plus de décence. Mais il nous faut être lucides : Flo semble ne pas comprendre.

Il en va de même pour ces collants inhumains qu'il revêt à la mauvaise saison. Plus que leur couleur, c'est leur forme qui fait outrage. Odieusement moulants, ils mettent en relief ce qu'on aimerait qu'ils dissimulent. Ils sont troués en plusieurs endroits, mais de chaque trou on se demande s'il est un défaut de plus ou au contraire un pas vers la disparition de cette injure à l'industrie du textile.

Pour cette première salve nous en resterons là, laissant à Flo la possibilité de s'acquitter de sa cotisation avant d'aller plus loin. Mais qu'il sache que nous avons d'autre dossiers.

Cet avertissement vaut aussi pour les autres. Et la prochaine fois nous ne nous limiterons pas aux fautes de goût !